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La sécheresse, le grand barrage à l’énergie hydroélectrique

10 octobre 2023 - Romaine d'Allibert

 

Avec le réchauffement climatique, les périodes de sécheresse vont se multiplier et

s’intensifier sur les prochaines décennies. Alors, l’hydraulique est fortement menacée pour sa

production réalisé grâce au débit de l’eau.

• L’état de la question du réchauffement climatique

L’institut météorologique français explique que les épisodes de sécheresse sont une des

manifestations du réchauffement climatique. Ces derniers ont une forte conséquence sur la

production d’énergie et ,notamment l’énergie hydroélectrique. « L’hydraulique est une énergie très

dépendante de la reconstitution du manteau neigeux dans les montagnes, de la fonte des glaces

ou encore du niveau des cours d’eau", explique Nicolas Goldberg, senior manager énergie pour le

cabinet de conseil Colombus Consulting. » Donc si vous avez une période de sécheresse ou une

absence de neige, vous ne chargez pas les barrages".

• L’exploitation d’énergie en France face à la situation climatique

La France est l’un des pays précurseur de l’hydroélectricité. En effet, cette histoire avec l’énergie

hydraulique a commencé à la fin du XIXème siècle, ce qui fait d’elle la plus ancienne des énergies

produites. Le territoire français dénombre un chiffre record de centrales hydrauliques (427) et

barrages (600) exploités par EDF, et ce, depuis des décennies, d’après Jean-Luc Mounier,

journaliste chez France 24.

 

 

 

 

 

 

 

 

(Copyright : EDF)

 

Certaines de ces installations sont dépendantes de la pluviométrie, c’est à dire la mesure de la

pluie tombée, la répartition des pluies, et donc ont un impact direct et considérable causé par la

sécheresse. Ces dernières installations comprennent des équipements au fil de l’eau,

ordinairement dans les rivières et les fleuves, et des écluses. Il y a également les centrales de lac

et les stations de transfert d’énergie par pompage (STEP), qui sont de grands équipements

nécessitant de grandes opérations avec d’importants barrages. Ces derniers ont pour fonction de

stocker l’eau, et la redistribuer rapidement lorsqu’il que des pics de consommation surgissent.

L’énergie hydraulique occupe une place importante dans le mix énergétique français. En 2021 elle

était de 12% de la production totale d’électricité, c’est à dire bien plus que le photovoltaïque et

l’éolien. Par ailleurs, elle "n’émet pas de gaz à effet de serre, est utilisable rapidement et est aussi

une énergie renouvelable très économique à long terme", explique EDF.

 

• Toutes les sources d’énergies vont subir un impact considérable du au réchauffement climatique

 

De nos jours, la politique énergétique de la France est régie par les Programmations

pluriannuelles l’énergie (PPE). Cette dernière a situer plusieurs objectifs sur la période 2022-2028,

notamment augmenter, optimiser, rendre sa production plus flexible.

• Quelle place est vouée à occuper l'hydroélectricité dans le mix énergétique français

à l'avenir ?

« Même si elle n’est pas vouée à être majoritaire, l’hydroélectricité est une énergie clé", détaille

Nicolas Goldberg. "Si on fait croître un tout petit peu plus ce secteur – il y existe un petit potentiel

de croissance de l’ordre de 5 GWh –, on peut intégrer encore plus de renouvelable dans le mix

énergétique. »

« Toutes les sources d’énergie vont être impactées par le réchauffement climatique", conclut

Nicolas Goldberg. "Les centrales thermiques (à gaz, décarbonées ou biomasses) vont être

touchées avec l'affaiblissement des ressources en eau, les régimes de vents vont évoluer, la

chaleur extrême sur un panneau photovoltaïque le rend moins productif... La question c’est

comment est-ce qu’on tiendra compte de ces phénomènes climatiques, mais on ne va pas ne

plus investir sur des énergies renouvelables. »

 

Alors même si l’hydroélectricité est menacée par les sécheresses, toutes les énergies sont

menacées par les conséquences du réchauffement climatique. Donc cette dernière énergie a

encore ses preuves à faire, et sa place dans le mix énergétique français.

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