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La révolution de 2023 :
Qu’en est-il de la construction de centrale hydroélectrique en France ?

13 mars 2023 - Romaine Allibert de Valady

Face au dérèglement climatique et à l’épuisement des ressources planétaires, l’un des

recours et de créer d’autres ressources. Notre monde a épuisé une grande partie de ses ressources,

malheureusement épuisables. Alors, dans une nouvelle dimension éco-responsable et durable,

l’énergie hydraulique est l’une des solution rentable et en phase avec la nouvelle dynamique

abordée, mis en place dans certains pays.

 

• Mais qu’est ce que l’énergie hydroélectrique ?

L’énergie hydroélectrique est une énergie électrique renouvelable qui est issue de la conversion de

l’énergie hydraulique en électricité. L’énergie hydraulique permettant de fabriquer de l’électricité

dans les centrales hydroélectriques, grâce à la force de l’eau. Cette force dépend soit de la hauteur

de la chute soit (centrales de hautes ou moyennes chutes), soit du début des fleuves et des rivières

(centrales au fil de l’eau) d’après EDF France.

Malheureusement, cette solution reste encore trop méconnue de tous. C’est peut-être même celle

dont on parle le moins parmi la production d’électricité bas carbone (solaire, éolien, nucléaire, etc.).

Alors la question de construire de nouvelles, c’est à dire plus encore, de centrales hydroélectriques

en France se pose.

• Quels avantages et limites à l’énergie hydroélectrique ?

L’énergie hydraulique produit dans le monde plus d’électricité que n’importe quel source bas

carbone, c’est à dire 55% de plus que le nucléaire et toutes les énergies renouvelables réunies. En

France sa part dans quota électrique est de 12%, et est la première source d’électricité dans une

trentaine de pays dans le monde d’après les experts de l’Agence Internationale de l’Energie. Ces

derniers parlement même du « géant oublié ».

De 1990 à 2021 la production de l’hydroélectricité est restée relativement constante, avec une

légère baisse de nos jours. Alors peut-on envisager de nouvelles installations hydroélectriques en

France ? Bernard Tardieu, vice-président du pôle énergie de l’Académie des technologies, président

d’honneur du Comité français des Barrages et Réservoirs et ancien vice-président de la Commission

Internationale des grands barrages, nous explique « il faut préserver les capacités de production en

les renforçant partout où cela est encore possible. C’est en cours sur le Rhône. La Compagnie

 

Nationale du Rhône est en train d’augmenter la capacité de production grâce à l’installation de

petites centrales qui permettent de turbiner le débit écologique relâché en permanence ».

Rappelons que la production d’hydroélectricité se fait essentiellement à bord de lac ou au fil de

l’eau. En France métropolitaine ça a été le cas avec le Rhin et le Rhône qui sont à gros débit.

 

• Mais ce n’est pas sans impacts environnementaux et sociaux ...

 

Le problème avec ces petites installations est qu’elles modifient considérablement le système. Un

barrage bloque l’eau et les sédiments ce qui nécessite une modification du paysage et des usages.

Heureusement en France la population est favorable à ce genre d’opérations.

 

• L’avenir de l’énergie hydroélectrique confrontée à de nombreux défis

Alors, selon les experts de l’hydroélectricité, l’installation de Stations de Transfert d’Énergie par

Pompage- turbinage (STEP) serait une alternative aux centrales hydroélectriques, qui impliquent

moins de changements. Le rendement est très intéressant, de l’ordre de 85%, dans un délai

raisonnable. Le plus long n’est pas l’installation, mais d’obtenir les autorisations ... D’un point de

vue technique, une STEP se démarre en 5 ans d’après Bernard Tardieu. Toutefois, l’issu aujourd’hui

est que sur le territoire français la plupart des ces STEP installées permettent de produire seulement

4 ou 5 heure d’énergie maximum à plein puissance. Deux seulement présentent une capacité allant

jusqu’à 20 heures. Des STEP avec des grandes retenues allant jusqu’à 30 ou 40 heures sont ce dont

nous avons besoin à l’avenir d’après les experts de l’hydroélectricité.

 

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